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mercredi 18 décembre 2013

La citation ou "Le pavé dans la marre"

Franck Girard, maire de Saint-Nizier, réunion publique de concertation de Villard de Lans, jeudi 7 novembre s'adressant au chevalier servent Yannick Olivier, représentant Marc Baïetto (absent car bien plus occupé par son conseil municipal ou autre pince fesse) :


"Après quelques milliers d'euros d'études, aujourd'hui on n'a pas de plan de financement, beaucoup de gens nous interpellent en tant qu'élus en disant, bon ok on a des coûts mais qui va payer, qui va participer ... et l'exemple que j'ai donné c'est juste pour avoir des notions ce sera peut-être pas 10 %, ce sera peut-être que 1 %, 0, peut être que tout sera pris en charge par la Métro mais j'ai cru comprendre, par votre président, que l'intercommunalité allait avoir une participation donc l'exemple que j'ai pris c'est de dire si on prend que 10 % du coût de fonctionnement de 4 millions d'euros c'est 400 000 euros sachant que 1% génère une recette fiscale de 15 000 euros cela fait une augmentation de 27 % ! C'est juste, cela pose les choses, cela permet d'avoir des petites idées"

Après le gravillon dans la chaussure, le pavé dans la mare ! 
Ce projet de téléphérique aurait un impact fiscal non négligeable ? Le Jean-Michel Basquiat en herbe qui s'était risqué à inscrire 'câble = + d'impôts' à l'entrée de Saint-Nizier aurait-il raison ?

Merci à Franck Girard de nous éclairer et d'être aussi un peu ce trublion et ce poil à gratter qui réveille les autres élus du plateau, obéissants passifs ... quoique la réunion de concertation de Villard de Lans ait enfin permis de mettre fin à une certaine absence de réponse comportementale. A moins que l'inertie ne soit un mode de résistance à l'agressivité testostéronée des élus d' "en bas" ?

samedi 5 octobre 2013

"Dialogue de comptoir" ou "Les beaufs ne comprennent rien au progrès"

– « Si personne le prend leur truc ? qui va payer ?
– A Lans, ils pourront toujours vendre leur centre culturel au plus offrant. Ça permettra de rembourser deux ans de fonctionnement. *
– Pas mal… Mais après, ils font comment ?
– Après ? Là, ça devient politique…
– Comment ça ?
– Ben oui, on nous a assez répété que : "la politique c'est prévoir l'avenir". Alors, faut leur poser la question. »

* Le centre culturel de Lans-en-Vercors, annoncé à 2,8 M € en 2011, en coûtera 
5 M € aux dernières estimations. On ne parle pas ici des frais de fonctionnement inconnus à ce jour et qui plomberont les Lantiers pour plus longtemps encore.
A comparer avec les 3,5 M € prévu pour le fonctionnement annuel du téléphérique.

mardi 1 octobre 2013

A la recherche du rapport perdu

Eléonore Perrier, élue à la ville de Grenoble et à la Métro, à propos d'un rapport sur la base duquel elle livre cette analyse :

«
En juin 2013, on a eu le résultat des études techniques préalables : il apparaît très clairement que cette liaison Fontaine/Vercors aura au maximum 1 100 personnes par jour, et uniquement des pendulaires. Honnêtement on ne peut pas investir 40 ou 80 millions d'euros HT pour 1100 usagers par jour. Il y a un problème d'intérêt général. Cette liaison par câble vers le Vercors n'est absolument pas la priorité de l'agglomération ».

Ce rapport resté dans un tiroir de la Métro indiquerait que le téléphérique Agglo/Vercors n'est pas rentable ! Après avoir retrouvé sa calculette, Marc Baïetto ferait bien de retrouver et de lire ce rapport. Ce serait dommage qu'on lui impute la responsabilité de ce naufrage annoncé.


Paru dans le Dauphiné Libéré du 17/09/2013.



lundi 30 septembre 2013

Un projet révo-câble

L'excellent journal indépendant grenoblois, le Postillon, parle de nous (en bien) dans son numéro estival indiquant que la Métro va devoir passer du "Rêvocâble" au "Révocâble".




mardi 3 septembre 2013

Réunion de crise de rentrée au Téléféérique

– Alors les gars, les vacances c'était bien ?
– J'étais à Chamonix, j'ai pas pu me retenir, j'ai pas arrêté de prendre le téléphérique.
– Phénomène de décompensation classique…
– Ça se soigne ?
– Ça m'a l'air grave, faudrait consulter.
– T'as qui à me conseiller ?
– Les plus en pointe actuellement, c'est le service communication de la Métro.
– Et au fait, ils en sont où nos hiérarques ?
– Leur chef avait pas l'air content sur la photo du Daubé de la fin août.
– Les esprits supérieurs sont d'éternels incompris.
« Si le câble ne se fait pas dans le Vercors, on le fera ailleurs » qu'il a dit. On ne peut être plus clair. Le Vercors il s'en fout, ce qu'il veut c'est du câble.
– Note, on s'en doutait un peu.
– Et c'est où "ailleurs" ?
– A Chamrousse…
– Z'ont déjà dit qu'ils en voulaient pas. Nos amis "Des Pieds sur terre" lui ont bien fait comprendre.
– … ou en Chartreuse, au col de Porte.
– Au col de Porte ! Pour dynamiser la filière bois alors !
– Vous moquez pas, le mec a des ambitions pour son agglo. Après Chamonix et le mont Blanc, Zermatt et le Cervin, Grindelwald et l'Eiger, il y aura Grenoble et son télécabine du col de Porte.
– Putain t'as raison, ça en jette.
– C'est les pères Chartreux qui vont être contents !
– Tu le prolonges jusqu'à Saint-Pierre et les curetons y ferment leur clapet.
– Sinon il lui reste la solution de repli, en mode micro-local …
– J'vois pas !
– Il le fait entre son jardin et son bureau. Mais là c'est plus cher, il va falloir qu'il mette la main au portefeuille.
– C'est mal barré.
– Du coup il détourne le concept "Not in my backyard" en "In my backyard". Trop fort.
– Un intello pareil, ça devrait le séduire.
– Du coup, il va servir à quoi notre blog ?
– A plus rien
– Ça va nous faire un manque…
– C'est mieux comme ça. Faut pas fréquenter la connerie trop longtemps, à la fin tu finis par trouver ça normal.
– D'ici à ce qu'ils s'entêtent…
– M'en parle pas. J'en ai mal à la tête d'avance.

mardi 28 mai 2013

Lire des romans permet d'économiser de l'argent !

Dans un livre de Yann Picq, écrivain local et alpestre, on trouve une description prémonitoire de ce qui menace le plateau du Vercors.

L'extrait en question est issu du récit "Téléphérique". Il est reproduit ici avec la permission de l'auteur. C'est nous qui soulignons.

"Le maire, qui avait fait ses études à la ville, était un des rares autochtones à ne pas se satisfaire de la situation. Passionné de mécanique et titillé par d’incontrôlables poussées de fièvre technologique – un mal habituellement invisible tellement il est répandu –, il épanchait dans son garage sa ferveur inemployée en inventant d’étranges machines à la destination inconnue, mais qui n’en fonctionnaient pas moins. Très lié à un ingénieur expert ès remontées mécaniques qui avait planté une forêt de pylônes dans les communes adjacentes pour cause « d’or blanc », l’édile en chef, visionnaire à ses heures, ambitionnait de faire entrer de plain-pied sa commune dans la contemporanéité, et même au-delà, avec administrés, veaux, vaches et cochons, bien que ces derniers fussent plus préoccupés par l’approvisionnement en eau régulièrement mis à mal par les avalanches printanières, et par l’état déplorable de l’église dont le toit menaçait un peu plus chaque année de s’effondrer sur les fidèles. Mais en pragmatique, notre homme comprit assez vite qu’il était plus simple de s’atteler à résoudre des problèmes qui n’existaient pas que de s’employer à résoudre ceux qui existaient, autrement plus coriaces. Son ami ingénieur, inlassable prosélyte en câblerie de tout diamètre, le convainquit qu’il fallait s’équiper puisque « tout le monde le faisait ou allait s’y mettre » et « qu’il était vain d’entraver la marche en avant du progrès ». Puisqu’on avait la solution, restait à trouver le problème."

Extrait du tome 2 des "Tribulations alpines" intitulé "Corde à nœuds" aux éditions Glénat.

La solution : le câble.
Le problème : désolé, on cherche encore !

Comme quoi, on en apprend autant en lisant des romans à 15 € qu'en consultant ces "très chères études". 
Déjà 500 000 € engloutis par les cabinets de même nom.

dimanche 5 mai 2013

Création d'une association contre le projet du câble

Il n'est jamais trop tard pour bien faire ! Pas moins d'un an que le projet a démarré… et une association destinée à combattre le téléphérique sur le plateau du Vercors voit le jour.
On imagine qu'ils vont mettre les bouchées doubles histoire d'informer la population de manière plus large que nous n'avons pu le faire sur ce blog. Tout le monde n'est pas assidu d'internet, Dieu nous en préserve !
Alors souhaitons leur bonne chance et qu'ils n'hésitent pas à venir puiser des informations chez nous.

samedi 27 avril 2013

Le Vercors, un territoire de vie à part entière

L'unité dans la diversité semble le thème à la mode pour lutter contre l'émiettement et le morcellement administratif français. Comme le dit avec pertinence Marc Baïetto (pour une fois!) "tous les jours, chacun d'entre nous est amené à vivre sur un territoire qui n'est pas celui de sa commune". Cette assertion questionne bien évidemment sur la pertinence et l'échelle des territoires.

Une nécessaire coopération interterritoriale ?

Concept à la mode porté par nos édiles aménageurs, obnubilés par le câble et influencés par des universitaires amis : l’interterritorialité.


En gros, d'après la définition du chercheur Martin Vanier, la question des relations entre les territoires va bien au-delà d’intercommunalité qui n’est qu’une réponse au problème du découpage communal...

Toujours selon lui, "la suite de cette évolution doit désormais être la capacité de toutes les entités de gouvernance locale (Communauté de communes, Département, Métropole…) à interagir et à produire du collectif ensemble. Ces structures doivent se rencontrer pour partager un financement, une conception de service, un cap commun et produire du projet collectif".

Produire ensemble...

Besoin de rien, envie de toi (par Marc B et Pierre B)

Nos deux Peter et Sloane mettent ainsi en avant des objectifs partagés dans une logique de solidarité ville-montagne. Chantal Carlioz, maire de Villard-de-Lans rêve également de former ensemble les territoires de demain, dynamiques, attractifs, durables, en imaginant des espaces d’échanges et de construction d’un projet commun. 

En gros, j'ai besoin de toi, tu as besoin de moi, ... construisons un câble pour lier nos destinés ?


C'est quand même oublier que le Vercors est une entité forte, une terre habitée, solidaire et vivante.


L'INSEE corrobore d'ailleurs cette vision au travers de sa définition des bassins de vie.


Kézako ? Les bassins de vie sont définis comme les plus petits territoires au sein desquels les habitants ont accès à l'emploi et aux équipements et services les plus courants.  C’est dans ces contours que s’organise une grande partie du quotidien des habitants. Ces derniers sont constitués d’équipements de proximité, à usage quotidien, tels que les boulangeries, les agences bancaires ou les médecins généralistes, et d’équipements dits intermédiaires, d’usage assez fréquent, comme les supermarchés, ou les collèges/lycées.

Ce zonage permet ainsi d'appréhender l'organisation et la structure du territoire.
Le nouveau zonage en bassins de vie de 2012 conforte d'ailleurs l'autonomie et l'émancipation du plateau du Vercors par rapport au premier zonage réalisé en 2004.



A ceux qui voudraient unir des trajectoires croisées, gommer des différences, fusionner des territoires, construire une identité métropolitaine occultant toute spécificité vécu, l'INSEE, sans parti pris, démontre que la territorialité a encore de beaux jours ! Et c'est l'observation sociologique qui le dit et pas des techniciens orientés...

vendredi 19 avril 2013

Les élus de Saint-Nizier pointent le bout du nez… la Métro crache le morceau

Lors du dernier conseil municipal, les élus saint-nizards sous l'aimable pression du public et d'un certain article paru dans le Dauphiné Libéré, ont enfin décidé de descendre dans l'arène. Certes, encore du bout du pied, mais c'est un début encourageant.

Jugez-en par vous-même à partir d'extraits du compte-rendu* de ce conseil municipal. Où l'on apprend enfin, ô surprise, quelles sont les véritables intentions de La Métro : l'urbanisation du plateau du Vercors. Est-ce à dire que jusque-là on nous aurait menti !

Morceaux choisis d'une rébellion en demi-teinte

Jean-Claude Ragache, conseiller municipal entame : « … En effet, si dans cet article, il y a le point de vue du collectif 'le téléféérique', dont je partage d’ailleurs l’essentiel de l’argumentation sur la non pertinence du projet, il y a cette annonce surprenante que des élus feraient ce soir une déclaration quant à leur opposition au téléporté… »

Il continue : « De la même façon que je me suis interrogé longuement, … sur l’incroyable acharnement que les élus de l’agglomération mettent à vouloir régler nos problèmes de déplacement alors que leurs propres administrés se débattent tous les jours avec des difficultés toujours plus grandissantes en matière de déplacement. Serait-ce le signe que derrière ce projet de téléporté si « vertueux », si « éco-responsable », …  se cachent d’autres desseins plus délicats à afficher et plus épineux à nous faire avaler ? »

On est content, mais ça fait encore beaucoup de points d'interrogation et de 'signe' à décrypter là où il suffirait de dire les choses telles qu'elles sont. Ah ces politiques ! Allons voir du côté du maire si la parole est plus affirmative.

Franck Girard, maire de Saint-Nizier : « … Aujourd’hui, les élus de la commune ne se sont pas encore prononcés sur ce projet dans la mesure où la concertation de la population n’a pas eu lieu. Les élus ne sont pas en mesure de se prononcer sur un projet qui ne leur appartient pas… »

Un peu nébuleux et contradictoire. Ne pas se prononcer sur un projet qui ne vous appartient pas mais qui se passe chez vous, vous conviendrez que le saint-nizard montre beaucoup d'affabilité envers des hôtes aux manières plus rudes. De quoi renverser quelques clichés sur les rugueux montagnards et les citadins policés. Mais lisons la suite, monsieur le maire gagne en précision.

Le Maire précise que lors du dernier comité de pilotage du 15 mars dernier sur le projet de téléporté, il a posé une question claire au Président de la Métro : « quel impact une telle structure (téléporté) peut avoir sur l'urbanisme et le foncier du territoire du Vercors, eu égard aux dispositions du Grenelle II et de la nouvelle réforme territoriale ? ». Le Président de la Métro a répondu « qu’il envisageait le territoire du Vercors comme un territoire à urbaniser ». 

Eh bien pour le coup les choses sont claires !

Preuves à l'appui

Les élus auxquels le public demande des éléments concrets de ce qu'ils viennent d'annoncer, posent sur la table les éléments suivants. On les en remercie vivement.
Aujourd’hui, dans les comptes rendus de la Métro, cette volonté politique est expressément affichée. Deux exemples sont cités, issus du dernier compte rendu du COTECH du 28 mars :
o « Mettre en oeuvre une stratégie partagée de maîtrise du développement économique et résidentiel, et de l’étalement urbain associant :
• une offre d’habitat attractive dans l’agglomération combinée à un accès facile à la nature et à la montagne
• une urbanisation maîtrisée sur le massif du Vercors, bien desservie par l’offre transport en commun.
o Problématique du planning de collecte de données d’entrée : l’AMO (NDLR : de la Métro) n’a plus le temps « d’attendre » : les analyses mobilités sont faites avec les éléments recueillis jusqu’à fin mars 2013 uniquement, dont les éléments de diagnostic de l’étude mobilité CCMV (Indigo) ».

Tout est dit. Ne reste plus qu'à réagir… et pas qu'un peu ! 
Parce qu'en face, bas les masques et en avant toute…


*L'intégralité du compte rendu est téléchargeable ici.

jeudi 11 avril 2013

Paysage, enjeu majeur

Extrait des observations de l'association paysages de France dans le cadre de la révision de la charte du Parc naturel régional du Vercors :

avec l'aimable autorisation de www.jerome-narcy.com
« Il est primordial que le parc s'offre au visiteur comme un territoire différent, pourvu d'une identité forte, et que cette différence soit immédiatement lisible et palpable dès qu'on y entre.


Intéressant rappel !
Et nouvelle tentative pour lutter contre l'anacousie* du Parc.
* Absence de réponse comportementale ou physiologique à tout stimulus auditif.

dimanche 7 avril 2013

Le Dauphiné Libéré nous a interviewé

Petit retour en arrière, pour celles et ceux qui ne lisent pas la presse locale du Dauphiné... 

Après quelques hésitations, essentiellement dues à notre crainte de voir notre opposition réduite à quelques arguments simplistes, nous avons accepté de participer à une interview avec Vincent Paulus, journaliste. Nous lui rendons grâce d'avoir retraduit l'esprit de notre argumentaire, malgré le peu de signes de son article.

Evidemment les nombreux articles de ce blog, et particulièrement notre rapport "Réflexions citoyennes sur le projet câble Agglo-Vercors", les déploient avec plus de précision.


Pour celles et ceux qui n'auraient pas pu lire l'article du Dauphiné Libéré du lundi 25 mars, le voici en téléchargement.




Dauphiné Libéré du 25/03/2013

mercredi 3 avril 2013

Retour éclairant sur Bolzano … qui n'est pas le Vercors on vous le confirme !

Olivier Razemon est un journaliste free-lance qui travaille pour Le Monde depuis 2003 sur les questions de transports. Il revient sur le transport par câble dans un article où il a interviewé Dominic Bosio, responsable commercial de la société italienne Leitner, qui a construit le fameux téléphérique de Bolzano.

Un extrait de l'interview :

« Alors, le téléphérique urbain, une utopie ? "Non", répond finalement M. Bosio. Mais ce mode "est idéal pour une liaison courte, destinée à surmonter un véritable obstacle naturel". Un ravin, un bras de mer, soit. Mais un fleuve, un quartier ou une zone industrielle ? ».

C'est un spécialiste qui vous le dit et qui enchaîne : 

« Le téléphérique en ville est-il vraiment une bonne idée ? "Pas partout", admet M. Bosio, qui est pourtant chargé de les vendre.»
Un commercial qui a le souci du client ? Saluons l'homme comme il se doit.


A force d'en regarder, on va finir par être sensible aux charmes des câbles et des poulies… Photo © Olivier Razemon


Monsieur Bosio continue :

« De fait, en France, aucun des projets avancés ces dernières années n’a finalement vu le jour. Le prochain test sera sans doute Brest. L'agglomération souhaite un "funitel" une cabine soutenue par un double câble à la fois tracteur et porteur, qui offre moins d’emprise au vent. "Le problème du double câble, c’est la maintenance, très onéreuse", déplore M. Bosio »

Chez nous ce sera triple câble, le 3S. Attention à la facture finale !


Vous l'aurez compris, Bolzano n'est pas le Vercors. Comme nous le disons à longueur de colonne, le problème n'est pas le transport par câble, mais ce qu'on voudrait en faire dans le Vercors. Un cheval de Troie pour une extension foncière de grande ampleur menée pour et par La Métro ; entre autres choses.

L'article complet est à consulter à l'adresse suivante :
http://transports.blog.lemonde.fr/2013/04/01/faut-il-vraiment-installer-des-telepheriques-en-ville/

dimanche 24 mars 2013

Frémissement citoyen

Entendu au détour d'une conversation dans la bouche d'un élu du plateau :

« Quand on voit comment La Métro se comporte alors qu'ils n'ont aucun droit sur nous. Imaginez ce que ce sera s'ils deviennent les patrons ».

On n'y avait pas pensé. Mais c'est sûr que tout à coup, on a comme un frisson qui nous parcourt l'échine.
Pas vous ?

jeudi 7 mars 2013

On est passé à la radio !

RCF Isère nous a invité pendant une demi-heure pour exposer nos idées sur le sujet que vous savez, et pour apporter la contradiction à monsieur Jaussaud, promoteur ès câble, qui était intervenu sur cette même radio quelque temps auparavant. Un souci rare dans les médias que de donner un temps de parole équivalent à deux parties contradictoires, assez rare pour être souligné.

On a envoyé un des nôtres pour cette interview menée par Sébastien Goguet que nous remercions.

Si vous voulez vous faire une idée… bonne écoute.


mercredi 27 février 2013

Le maire du Fontanil a une bonne idée… que La Métro va se dépêcher d'enterrer


Dans le Dauphiné Libéré du 22 février dernier, Jean-Yves Poirier, maire du Fontanil, faisait état de sa proposition pour un téléphérique reliant le péage de Voreppe à la gare de Grenoble. Un argumentaire affûté avec des chiffres impressionnants quant à l'efficacité et l'utilité d'un tel transport, là où 100 000 véhicules se disputent chaque jour le passage. Une comparaison avec le projet Fontaine-Vercors – où on en compte 9 000 – qui renvoie ce dernier au rayon des amusettes pour enfants. L'audacieux maire du Fontanil risque même la comparaison avec la ligne E du tram au grand désavantage de celui-ci.

Cet homme étant indiscutablement dangereux pour la concorde publique, chacun s'est empressé de le féliciter de son excellente idée, le président de La Métro en tête et le maire de Grenoble, histoire de le calmer un peu. Il faut toujours éviter de se fâcher avec les gens intelligents qui ont fenêtre ouverte sur les médias.

Une bonne idée d'où il ne s'ensuivra vraisemblablement rien

On voudrait dire à Jean-Yves Poirier tout le bien que l'on pense de son initiative. Mais aussi qu'il nous semble que les 100 000 véhicules et leurs passagers empruntant l'axe Voreppe-Grenoble n'intéressent pas prioritairement les décideurs de La Métro. Pas plus que les embouteillages dont ils sont à la fois la cause et les victimes, pas plus que la pollution qu'ils génèrent à cette occasion.

Le Vercors possède d'autres charmes pour les stratèges du 'bouchon durable', dans le désordre :
– mettre un pied dans le Vercors pour l'annexer à l'agglomération ;
– mettre la main sur une réserve foncière haut de gamme ;
– valoriser l'image de l'agglomération avec du vert garanti "pure nature" ;
– satisfaire sa clientèle 'high tech' de la presqu'île scientifique qui pourra aller y faire son jogging entre midi et deux ;
– valoriser le grandiose projet immobilier des "Portes du Vercors"…
– … vous compléterez cette liste non exhaustive.


Tant d'intelligence gâchée… mais que font ses collègues ?

Nous lançons ici un appel solennel auprès des collègues de Jean-Yves Poirier siégeant à La Métro, de ne pas le laisser tout seul avec ses bonnes idées. Qu'ils fassent en sorte qu'il les abandonne afin de s'éviter de cruelles déceptions. Empêchez-le de trop penser pour lui éviter de se morfondre, contemplant les files de voitures ininterrompues défilant sous sa fenêtre, et pensant : "Comment se fait-il qu'une si brillante et citoyenne idée ne rencontre pas d'écho alors que ces enf… de montagnards vont bénéficier d'un joujou aussi coûteux qu'inutile ?"

Bonne question monsieur Jean-Yves Poirier, comment cela se fait-il ?

Lien pour télécharger la totalité de l'article du Dauphiné Libéré du 22 février.

mercredi 20 février 2013

Des précédents instructifs

Chamrousse retoque les mêmes acteurs… pour des raisons assez semblables
Comme dans une vieille pub Canada Dry ... « Ça ressemble au Vercors, c’est doré comme le Vercors… mais ce n’est pas le Vercors ». C'est Chamrousse ! Et pourtant les acteurs sont les mêmes, M. Pierre Jaussaud et M. Baietto en tête, les arguments fallacieux aussi : trafic routier exagéré, vertitude des choses, sous-estimation évidente des coûts réels du projet.
L'histoire est un éternel recommencement et sur un terrain semblable ! 
Un petit coup d'œil sur le site de l'association "Les pieds sur terre" pour comprendre : www.les-pieds-sur-terre.blogspot.fr/

Câble Brignoud-Crolles : dix années d’études pour faire chou blanc
On espère que ça ira plus vite de notre côté parce qu’au prix où sont les études, rien qu’à les payer on aura achevé de ruiner et La Métro (déjà très endettée) et la CCMV. Pour un retour sur toute l’histoire, le site : www.lecrollois.fr/archive/2011/12/16/liaison-crolles-brignoud-reunion-du-15-decembre-2011.html


... Et d'autres encore ! Allevard, Bourg d'Oisans...

mercredi 13 février 2013

Bienvenue à Super Lans … avec Samivel !

Il fut un temps, pas si lointain, où la préoccupation de certains groupes financiers consistait à "équiper" la montagne de téléphériques, dans le seul but réel d'effectuer dans la poche des estivants de substantielles ponctions.

Ainsi, dans les années 1960/1970, l'ingénieur/promoteur immobilier, Pierre Schnebelen, débarquait, dans les villages montagnards, avec ses certitudes et son imagination pour imposer ses concepts de « station intégrée » et de « station skis aux pieds ».

Samivel, dans un de ses plus grands succès, Le Fou d'Edenberg, retrace l'histoire de ces villages résistants à ces envahisseurs câblés. C'est le second épisode de notre veille littéraire "l'histoire n'est qu'un éternel recommencement".
Le décor reste le même... une vallée sauvage des Alpes conquise par l'argent, et un "fou" qui préfère la liberté. Du silence des montagnes au tumulte du monde moderne.

Les personnages y sont variés et inoubliables : 
  • M. Stenn, directeur général du Consortium International d'exploitation, pourfendeur de la nature, usant de méthodes douteuse et sournoise, qui rêve de faire le téléphérique le plus haut d'Europe, et dont l'urgence agaçante n'est pas sans rappeler pareille situation réelle « Ecoutez moi bien ! N'est-ce pas ? Mon intention est d'inaugurer le premier tronçon vers le 10 août, dernier délai » ;
  • Alexis Stivanoff, le planificateur conseil, persifleur permanent « Monsieur, le maire, il est évident qu'au XXe siècle la grande richesse de nos belles montagnes n'est plus l'élevage ou la forêt, mais le tourisme. Or sur ce plan, votre équipement... heu... laisse à désirer » ;
  • Doblet, l'ingénieur ingénieux, constructeur imprégné de super conscience professionnelle ;
  • ... et Siméon Icart, le "dernier des hommes", fou de justice et de liberté, traité de pithécanthrope et de brute, et qui refuse de vendre sa propriété, la maison de ses ancêtres, indispensable à l'implantation d'un pylône.
L'analogie est presque parfaite sur les points essentiels. Toute ressemblance avec des personnages existants est purement fortuite.

dimanche 3 février 2013

Pour que vive le débat démocratique

Suite à quelques réactions outragées nous accusant "de refuser le débat", "d'interdire la libre expression de tous" voire d'être assimilés à "d'odieux censeurs", parce que nous ne donnons pas la parole ici aux soutiens du câble, éclaircissons notre position sur le concept de démocratie.

Le débat démocratique c'est quoi ? La possibilité pour le citoyen de lire des arguments contradictoires sur un sujet afin qu'il se fasse son propre jugement. Sur le sujet qui nous préoccupe, nul doute qu'en lisant les médias locaux, le citoyen a été longuement abreuvé des côtés positifs d'un tel objet. Notre modeste rôle est de tenter de rééquilibrer la balance. Ils sont si gros, nous sommes si petits…

Telle est la raison pour laquelle, les idolâtres du tout technologique n'ont pas voix à cette tribune.

Non plus, faudrait pas nous prendre pour des buses…


- Demande-t-on à un auteur soutenant une thèse de réserver des pages de son livre à la partie adverse pour qu'elle y expose ses arguments ?
- Demande-t-on à un homme politique pendant qu'il déploie son programme de parler positivement du programme de son adversaire ?
- Demande-t-on à une société de téléphérique de nous dire que "Désolé, là, non vraiment, le téléphérique est inutile…" ?
Chacun ses positions et des espaces pour les afficher.

Pour les contradicteurs au projet du câble Agglo-Vercors : un blog et quelques interventions éparses sur les forums d'internet à l'audience confidentielle. Un exemple, remarquable d'intelligence et de clarté, sur le forum d'initiatives Vercors :

http://www.initiatives-vercors.fr/Le-point-sur-Le-projet-de#forum894
D'ailleurs, on attend toujours que des citoyens se fédèrent en association, à l'image de celle des "Des pieds sur terre" lors du projet de câble Agglo-Chamrousse à la problématique très semblable à la nôtre :
http://les-pieds-sur-terre.blogspot.fr/

Pour les soutiens du projet : la batterie des médias officiels de grande audience auxquels vous n'aurez pas échappés (voir nos articles "Propagande" pour s'en faire une idée).


Sinon : "Vive la démocratie"

lundi 21 janvier 2013

Le câble "Agglo-Vercors" : une histoire déjà écrite !

Extrait du livre "Corde à nœuds" et de son bien nommé récit 'Téléphérique', ce portrait où vous n'aurez aucun mal à reconnaître quelques-uns de nos plus flamboyants protagonistes :

« Mais en pragmatique, notre homme comprit assez vite qu’il était plus simple de s’atteler à résoudre des problèmes qui n’existaient pas que de s’employer à résoudre ceux qui existaient, autrement plus coriaces. Son ami ingénieur, inlassable prosélyte en câblerie de tout diamètre, le convainquit qu’il fallait s’équiper puisque « tout le monde le faisait ou allait s’y mettre » et « qu’il était vain d’entraver la marche en avant du progrès ». Puisqu’on avait la solution, restait à trouver le problème ».


L'histoire n'est qu'un éternel recommencement. Il suffit d'ouvrir les livres pour s'en apercevoir…

jeudi 20 décembre 2012

Réunion de crise au Téléféérique : anonymat ou bien ?

– Les gars, il paraît que nos idées sont appréciées, mais que notre anonymat leur nuit.
– Sûr, on est à l'époque médiatique, une connerie dans la bouche d'Adriana Karembeu pèse plus lourd qu'une vérité dans la bouche des Tartanpions Anonymes.
– Pour sûr, t'as pas la ligne d'Adriana…
– Dis leur que t'es écrivain, ils nous prendront au sérieux.
– Ecrivain, t'es malade… tu veux nous déconsidérer ou quoi ?
– Il a raison, ces gars n'écoutent que les technocrates. Ils croient même pas en leur propre jugement, alors un écrivain…
– C'est vrai, on les a entendus, ils n'ont que le mot 'études' à la bouche.
– S'ils veulent du technocrate pour être en confiance, posez vos diplômes d'ingénieur sur la table 
– Enarque ce serait le top… personne n'a fait l'ENA dans nos rangs ? ou Les Mines ? Ou HEC, c'est tendance.
– Oui, c'est bien énarque… Ce sont les mecs qui te mettent dans la merde et qui après prétendent t'expliquer comment en sortir.
– T'exagères, ils sont pas tous comme ça.
– Il y a des exceptions.
– Les gars on n'avance pas, on reste anonyme ou pas ?
Un philosophe reconnu, Harbermas, un gars bardé de diplômes et de distinctions de tout ordre, a écrit que l'anonymat était un des moyens pour le citoyen de base de faire entendre sa voix à égalité avec les hommes de pouvoir. Il montre en effet que l’espace public moderne résulte d’une suspension identitaire. L’échange d’idées prime sur la répartition des rôles sociaux. Les cafés, les journaux et les blogs représentent des lieux ouverts où chacun peut participer, indépendamment de son statut ou de sa naissance. On peut en effet lire dans ''L’Espace Public'' :
« La parité, sur la base de laquelle seule l’autorité des arguments peut s’affirmer et, pour finir, s’imposer contre celle de la hiérarchie sociale, signifie pour l’esprit de l’époque l’égalité des personnes en tant que simples êtres humains […] les lois du marché y sont comme suspendues, au même titre que celles de l’Etat. »
– Si on la ramène avec de la philosophie, je te dis qu'on va être la risée du canton.
– Si au moins les gens qui nous lisent se marrent, on ne leur aura pas fait perdre leur temps.
– Et si on faisait une déclaration sur l'honneur que notre seule motivation est le bien public ?
– Personne ne nous croira. Là, tu parles d'une espèce en voie de disparition… Même le Parc Régional du Vercors s'en fout, c'est te dire…
– Ou alors, on convoque la presse à une conférence : encagoulés, avec posés sur la table des piles de notre dossier…
– On n'a pas de kalachnikov, ça va pas le faire…
– Faut arrêter les vacances en Corse les mecs, ça vous porte sur le système.
– Bon, eh bien je propose qu'on y réfléchisse encore un peu.
– Je suis d'accord, ça peut pas faire de mal de réfléchir…
– Peut-être que de l'autre côté, ils vont réfléchir aussi…
– C'est des "pays", au final je les sens pas si loin…
– T'es un optimiste toi !
– Putain, peut-être qu'à la fin on va tous se tomber dans les bras en épongeant des larmes de crocodile…
– S'il y a Adriana, je ne suis pas contre…
– Voilà pourquoi on n'en sortira pas. Allez on ferme !